Leçons de Rêve

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De ce qu'il en est des sept éléments

Le premier de ces éléments, est l'Air
Que nous respirons, mais pas seulement.
Car est considéré comme similaire,
Tout ce qui reste, naturellement
En suspend, comme les fumées et vapeurs,
Mais également, ce qui est odeurs.


L'élément Air, se caractérise,
En ceci de formidable, qu'il n'a
Aucun poids. En rien nous ne le sentons,
Excepté lorsqu'il nous fait la bise.
Impalpable, de consistance il n'a pas,
Et souvent, il échappe à toute vision.


Le vrai Air que nous respirons, ne laisse
Aucune trace, alors que les fumées,
Se déposent en de la suie qui graisse,
Dans les étroits conduits de cheminée.
A quel élément appartient cette suie?
Répondre à ce mystère, je ne le puis.


Pire encore, est l'eau que le feu transforme,
En de la vapeur chaude, dans les saunas.
N'est-ce pas surprenant, dans ces endroits,
Que sur les surfaces, de l'eau se forme?
N'avez vous jamais remarqué aussi,
Que le brouillard est du même acabit?


Prenons par exemple le cas d'Ardelys,
Un prétendu Alchimiste-Haut-Rêvant.
Remarquez comme il est très prétentieux!
Il souligne son attitude complice,
Envers la magie, en utilisant,
Un terme qualificatif très pompeux.


Pourquoi soudainement, je parle de lui?
Parce que, aveuglé par son attrait,
Envers ce qu'il nomme les zones de magie,
Il se fourvoie lui-même complètement,
Sur la nature et le fonctionnement,
Des nuages et de ce qui a trait.

 


Déclamant, à propos de la nature
Onirique, de la matière physique,
Et de l'imperfection de ses pouvoirs
Magiques, il en arrive à conclure,
Au sein de son discours philosophique,
Que des Hallebardes, il peut pleuvoir.


Pour arriver à un tel déballage
D'absurdités, il considère, que tout
N'est que sphère, de la plus infime matière,
Jusqu'aux plus puissantes zones des marabouts.
Et que l'apparition de la pluie, requière,
Que par nature, magiques soient les nuages.


D'après lui, les nuages transformeraient,
L'Air en eau, et quelque fois en métal,
Donnant ainsi l'explication paradoxale,
Que des pluies de Hallebarde existeraient.
Ce qui est tout à fait contradictoire,
Avec tout ce que chaque jour, on peut voir.

 


Or, Quand les nuages flottent dans les airs,
La pluie ne tombe pas en permanence.
Lorsqu'ils sont, accrochés aux montagnes,
Passer au travers, n'est pas un bagne,
Et de la brume, ils ont la consistance,
Ce qui ajoute encore, à leurs mystères.


Ensuite, la taille des sphères, constituant
La matière, défierait l'entendement.
Et la limitation des magiciens,
Dans les petites tailles, à faire aussi bien,
Viendrait d'une puissance de rêve imparfaite.
Pourtant, ils font des sphères magiques parfaites!


L'extrême pureté de la forme sphérique,
Montre la puissance de leurs pouvoirs magiques,
Qui génèrent des formes sans défaut d'aspect,
Mais qui, dans leur intellect péremptoire,
Dans des attitudes manquant de respect,
Les affectent terriblement, c'est notoire.

 


Le deuxième élément nommé la Terre,
Comprend tout ce qui constitue le sol,
Sur lequel on marche, à une exception
Près, que sont les matériaux comme le plomb,
Que l'on extraie pourtant bien du sous-sol,
Mais qu'on classe comme métal élémentaire.


Cela va de la vraie Terre aux roches,
En englobant tout ce qui est gemme.
Comment craie et marbre, peuvent-ils être proches?
L'un étant très friable, et l'autre pas.
La réponse à ce curieux problème,
Se voie dans la Terre sous tous ses états.


Qu'est-ce que la Terre? Observons la bien.
De ça forme la plus aride du désert,
A ça forme la plus humide du marais,
Seul change la quantité d'eau qu'elle contient.
D'ailleurs, comment fixe-t-on la frontière,
Entre deux éléments aussi concrets?

 


N'est-il pas formidable, que l'élément
Eau, une fois absorbée entièrement,
Devienne l'élément Terre? Inversement,
Cela ne surprend-il pas tout autant,
Que l'élément Terre, dans l'eau se délaye,
Jusqu'à devenir comme l'eau tout pareil?


Mais il y a encore plus étonnant!
La Terre qui absorbe naturellement
L'eau, la recrache tout aussi aisément,
En des emplacements qu'on appelle sources.
Le plus merveilleux dans cette ressource,
C'est qu'elle est peu absorbée dans sa course.


Noyé dans un tel émerveillement,
Tu dois te demander, Lecteur, comment,
A la question précédemment posée,
A propos de la similarité,
De la craie et du marbre, l'observation
Des comportements de la Terre, répond?

 


Prend une croûte de Terre totalement sèche,
Elle est dure, friable, poussiéreuse et rêche.
Fait couler sur la croûte un peu d'eau fraîche,
Telle sur une roche, sur elle l'eau ruisselle.
Dépose y une seule goutte, de poussière elle
Se charge, mais cela n'est pas éternel.


Gratte maintenant, sur la surface mouillée,
Quelle surprise, qu'elle soit déjà imprégnée
D'eau! La roche, elle, ne l'aurait pas été!
Prend une écaille de Terre sèche et frotte-la.
En poussière, tu la pulvérisera.
Avec une roche, tu ne peux faire cela.


Imagine une roche désagrégée,
Réduite à l'état complet de poussière,
Et tu auras une excellant idée,
De ce que peut être la Terre desséchée.
C'est-à-dire, en fait, rien que de la pierre,
A l'état de poussières agglomérées.

 


Comment? La Terre, de la pierre poudrisée?
Mais quelle étrange idée, tu dois penser,
Lecteur. La montagne, d'après toi, c'est quoi?
n énorme bloc de pierre qui s'élève droit
Dans le ciel, et qui s'enfonce très profond
Dans le sol? Et comme ça, jusqu'où va-t-on?


Lorsque dans la montagne tu te balades,
Que remarques-tu, dans ton escalade?
Des blocs de roches de toutes dimensions,
Disposées ça et là, à l'abandon.
Sont-ils le résultat d'un façonnage?
Qu'en est-il du sable qu'on trouve sur les plages?


Et tous ces cailloux, que le paysan
Extrait du sol, en labourant ses champs?
D'après toi, Lecteur, ils proviendraient d'où?
Comment expliquer qu'on en trouve partout,
Si ce n'est qu'ils viennent d'un soubassement
De roche, qui se désagrège lentement?

 


Cela étant, cela ne donne toujours
Pas de réponse, à la question autour
De l'existence d'une multitude de types
De roche. Tout tient en fait, dans le principe
De la putréfaction qui jusqu'au coeur,
Corrompt la roche depuis son intérieur.


Ainsi, les roches friables, seraient les stades
Ultimes de la putréfaction, venants
Avant la transformation qui dégrade
La roche en poussière. Bien que cette action
Ressemble à une désagrégation,
Il s'agit d'un processus différent.


Je t'entends déjà, Lecteur, objecter,
Que puisse que les gemmes sont imputrescibles,
Une telle chose est tout à fait impossible.
Ce faisant, tu es en train d'oublier,
Qu'il est possible de les pulvériser,
Et que les joailliers, savent les tailler.

 


Comme on arrive à les enchanter,
Et que ce n'est pas le cas de la pierre,
A l'évidence, elles sont particulières.
Les magiciens, te diraient qu'elles sont pures,
Et similaires à l'eau en qualité,
Contrairement à la pierre qui est impure.


Pourquoi alors, peut-on les dégrader,
Si elles ne peuvent jamais se putréfier?
Pourquoi l'eau n'a pas à être purifiée,
Pour qu'un enchantement soit procédé?
Qu'ont vraiment les gemmes de si remarquable,
Pour qu'un enchantement soit applicable?


La réponse se trouve juste sous nôtre nez,
Il suffit en fait, de bien observer.
Les gemmes, de part leurs formes géométriques,
Possèdent des propriétés spécifiques,
Qu'elles tirent de leurs lignes pures uniquement.
La première, est le non délitement.

 


La deuxième, est l'absence de tout défaut,
Dans l'aspect lisse de chacune des facettes,
Comme pour la surface plane d'une gamelle d'eau.
La troisième, se reflète dans les arêtes
Droites et nettes, qui leur donnent leurs formes simplettes,
t qui à la magie, les rendent sujettes.


La magie n'affectant que des formes nettes,
C'est naturellement, qu'elle reste complète
Dans les gemmes, adoptant leur silhouette.
En général, les formes sont imparfaites,
Et la magie, comme pour une gouttelette,
Finie par se diluer, c'est un fait.


Contrairement, à ce que peuvent, à tort,
Penser les mages, l'énergie de leurs sorts,
Ne se dissolve pas, lorsque cesse l'effet.
Elle se fait absorber par la matière,
Tout comme l'eau est absorbée par la Terre,
Dissimulant pour longtemps ses méfaits.

 


Les rapports entre matière et magie,
Sont les mêmes, que ceux entre
La Terre et l'eau: en source rejaillit
Parfois la magie, tout comme l'eau du ventre
De la terre. Cette source prend alors l'allure,
De nos très habituelles déchirures.


Pareillement à l'eau, la magie défait
La matière, en une espèce de marais,
Lorsqu'elle arrive, par accumulation,
A l'imbiber jusqu'à saturation.
C'est ainsi que naissent les bouleversements,
Qui nous ont tous marqués profondément.


Contrairement, à ce qu'affirment les sages,
A propos de la fin du premier Age,
La disparition des Dragons mythiques,
Créatures aux émanations magiques,
Ne vient pas de la découverte des gemmes,
Elle vient de ce qui émanait d'eux-mêmes.

 


Utilisant continuellement,
Leurs pouvoirs magiques, ils ont provoqué
Le cataclysme, qui les a tous tués.
Les hommes, ne comprenant pas, ce faisant,
L'origine de tous ces chambardements,
Usèrent de la magie également.


Corrompus, par l'ivresse de leurs sentiments
De puissance, les hommes se crurent des Dragons,
Et provoquèrent systématiquement,
La destruction, de ce que nous nommons,
Le deuxième Age. Ceux qui y échappèrent,
Contre les magiciens, se retournèrent.


N'ayant toujours pas compris, aujourd'hui,
Que l'accumulation de magie nuit,
Certains hommes persistent à l'utiliser,
Ignorant totalement, le danger
Qu'ils nous font tous, à la longue, encourir.
C'est pourquoi, il faut tous les faire mourir.

 


Ne t'es-tu jamais posé la question,
Lecteur, de savoir pourquoi le métal,
Qu'on extrait du sol, est un élément
A part entière? En fait, c'est sous-jacent,
A une différence comportementale,
Notamment, face à la putréfaction.


Le minerai que l'on trouve dans les mines,
N'est rien d'autre que du métal putréfié.
Cette putréfaction est donc réversible,
Puisque pour les mineurs, il est possible,
D'en revenir au métal d'origine.
En roche, la Terre ne peut être transformée.


Les poteries, le verre, et les briques,
A la roche, ne sont en rien comparables,
Car ils sont totalement imputréfiable,
Ce qui est une chose tout à fait typique,
Des objets uniquement fabriqués,
En matière putréfiée solidifiée.

 


Au combien s'avère fort mystérieux,
Le quatrième élément qu'est le Feu.
Afin qu'il puisse brûler de son mieux,
Toutes les matières qui sont consumables,
L'Air élément par nature impalpable,
Lui est absolument indispensable.


Exister seul, le Feu est incapable.
Il doit avoir de la matière brûlable
Pour perdurer. D'autant plus redoutable,
Est alors la magie des orgueilleux
Mages, dont la puissance est telle, qu'elle peut
Changer la matière imbrûlable en Feu.


Le pot à braises est des plus fabuleux
Car, grâce à des orifices formidables,
Dont l'agencement est astucieux,
Il parvient d'une façon durable,
A sauvegarder un Feu langoureux,
En lui fournissant un Air secourable.


L'Air entretient un rapport amoureux
Avec le Feu, jouant avec ses flammes,
Dans une danse aux mouvements onduleux,
L'attisant, comme on enflamme une femme,
Lui insufflant un souffle chaleureux
Et voluptueux, qui caresse nôtre âme.


Le Feu prend alors, un aspect joyeux
Qui fait oublier qu'il est dangereux,
Et que soumis aux vents capricieux,
Il peut provoquer un colossal drame,
A l'image, d'une forêt qui s'enflamme
Et accable, ceux qu'un tel désastre affame.


Le vent est également un infâme
Facétieux, qui aime à souffler la flamme
Des lanternes, qu'utilisent nos belles dames,
Les privants des preux rayons lumineux,
Qui font s'envoler le noir ténébreux
De la nuit, et leurs regards anxieux.


Je m'égards! Redevenons sérieux!
Qu'a donc le Feu de vraiment curieux?
Il faut le créer. C'est souvent facheux!
Avec un briquet, c'est réalisable.
Observons bien, cet objet remarquable.
Son fonctionnement est inexplicable!


Il produit des étincelles, qui enflamment
Aisément les bougies reconnaissables
A leur chancelante flamme comparable
A nos frêles et très fragiles dames,
Qui chancellent, et vacillent, lorsqu'elles se pâment.
Etincelles, dont l'essence est insondable.


Etincelles, que l'on obtient par l'entame,
D'une molette faite en métal ferreux,
Sur un silex. Etincelles, dont la trame,
Composée de nombreux traits radieux,
Est dépourvue, des flammes qui sont l'âme
Et le corps de l'élément nommé Feu.

Narcian le Grand Rêvant






- Dernière mise à jour le 23/09/2003 - 83 voyageurs sont déjà passés par là
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