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Dans un petit village où ils ont fait escale pour la nuit, les voyageurs entendent parler pour la première fois de Highlar, la grande ville vers laquelle ils se dirigeaint sans le savoir. Il est question d'une foire, la plus importante de la région, qui commence dans quelques jours. Quelques uns des villageois sont en train de préparer le départ du lendemain, car la foire est aussi l'occasion de vendre une partie de la production du village. Les voyageurs seront les bienvenus pour se joindre au grand Voyage de ces villageois. L'arrivée à Highlar est prévue pour la journée du 11 Sirène. On peut considérer que les voyageurs sont à trois jours de marche de Highlar, et que l'on est le soir du 8 Sirène.
D'autres dates sont possibles, mais le mois de la Sirène suit les semailles du début du printemps (Vaisseau), et est souvent un mois de fêtes. De plus, la Sirène étant le thème central du scénario, une redite peut aiguiller les joueurs dans la bonne direction.
Les voyageurs peuvent en apprendre plus sur Highlar (se reporter à Highlar pour plus de précisions). La foire est accompagnée d'un tournoi de joute, d'une mélée, d'un concours d'archerie, et d'un concours de chant. Les paysans savent que le prix des inscriptions est dérisoire, et que les récompenses sont à la hauteur de l'évenement.
Après la soirée, pendant laquelle la foire de Highlar est le sujet de discution du moment, les voyageurs vont se coucher. Il est recommandé de jouer cette soirée en Role-play, pour bien marquer l'importance de la foire.
L'un des voyageurs, au choix du gardien, va faire un rêve étrange, qui lui laissera un souvenir marquant le matin.
Le voyageur se trouve dans une place peuplée d'une foule dense et joyeuse. L'ambiance est à la fête, de nombreux saltimbanques présentent leurs talents à la foule. De nombreux marchands vantent les mérites, qui de ses andouilles, qui de ses premières Bigarondes, qui de ses paniers d'osier, le tout dans le plus grand capharnaüm.
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Une carriole sort d'une des ruelles, attirant l'attention du voyageur. Elle est tirée par une vieille mule guidée par un homme dont la longue barbe et les cheveux blancs traduisent à la fois un grand âge et une grande sagesse. Il regarde le voyageur d'un air triste. Le voyageur, surpris vérifie autour de lui que ce regard est pour lui, pour voir que tous les gens qui étaient si joyeux autour de lui, sont maintenant vêtus de noir, le regard fuyant, la peau grisâtre, le teint maladif.
Le voyageur se tourne vers le vieil homme, qui semble être le seul à ne pas être atteint de ce mal soudain. Il s'approche, pendant que les citadins chargent la carriole de corps sans vie. Ses yeux sont vifs, et monopolisent l'attention du voyageur. Après quelques instants, il détourne le regard, pour voir autour de lui un champ de tentes à l'abandon, et plus loin, quelques personnes affairés à vider les corps de la carriole dans un grand bûcher. Le voyageur se tourne vers le vieil homme, incapable de parler pour exprimer son étonnement. C'est alors que s'élève la voix de l'homme, pleine d'une sagesse séculaire.
Quand Highlar et Lowlar rêveront de concert
Le chant de la vierge de la rivière
Se perdra dans les limbes de l'oubli.
La mort se répandra dans le pays
A la tempête de feu qui ravagera les rêves,
Volonté seule pourra donner une trêve,
Pour finalement réduire à néant
La vengeance de Cadravox le méchant.
A ces mots, deux hommes se saisissent des extrémités du drap dans lequel le voyageur est enveloppé, et le jettent dans le brasier. Il se réveille soudainement, en sueur. Les paroles du vieil homme restent gravées dans sa mémoire...
Le voyageur refera ce même rêve toutes les nuits jusqu'au 14 Sirène.
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