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Le montant minimum est de 40 deniers pour une durée de une semaine (pour établir le document), et de 5 deniers par semaine supplémentaire. Le document contient comme information la générosité du propriétaire, c'est à dire le montant qu'il a payé en plus du minimum légal. Pourquoi être généreux, dans ce cas? La raison en est simple, tout marchand est en droit d'exiger de voir la quittance de générosité, et les prix sont jusqu'à 50% plus élevés pour quelqu'un qui n'est pas généreux (qui n'a pas payé quelques deniers de plus). De même, le prix que l'on peut obtenir de la vente d'un produit peut varier du simple au double (compter 1/3 ou 2/3 du prix d'achat), ce qui fait que pour faire des affaires, les étrangers ont tout intérêt à se montrer généreux.
La générosité sert à l'entretien des rues, au service de santé gratuit, à l'entretien de la garde, et en général à faire de Highlar un endroit agréable à vivre. Ce qui fait que Highlar est, selon des standards médiévaux, très prospère et agréable à vivre. Sa générosité légendaire attire à elle seule bon nombre de marchands. En bref, imaginez une ville où le mal est un concept étranger, et où chacun participe au bien être de la ville.
Le Haut-rêve
Le Haut-rêve est très contrôlé. Il est généralement considéré comme mauvais, mais n'est pas puni par la loi en tant que tel. En effet, selon la légende, le père fondateur de la ville, Séandol Lar, était un haut-rêvant, mais il était généreux. Donc, les haut-rêvants doivent être généreux. Ils n'ont le droit d'exercer leur art que s'ils sont licenciés, auquel cas ils sont employés par la ville, au service de celle-ci. Les gens du commun peuvent faire appel à un haut rêvant, mais dans ce cas, ils doivent en faire la demande en présence des autorités, payer le haut-rêvant qui se doit de donner l'intégralité de ce salaire à la ville pour montrer sa générosité. En échange, il reçoit un juste paiement en fonction de ce qu'il a donné à la ville, ce qui montre que la ville n'est pas ingrate.
Le cas des haut-rêvants non licenciés est délicat. En cas de vol, de tromperie, par l'usage du haut-rêve, la peine est généralement capitale. En cas de service rémunéré, le haut-rêvant doit payer une amende dont le montant est fixé par un haut-rêvant licencié. En cas de générosité du haut-rêvant, son acte est crédité sur sa quittance de générosité. Ce qui veut dire que tout le monde en ville saura qu'il est généreux, ce qui peut lui ouvrir des portes, et lui permettre d'avoir un retour. Certains haut-rêvants pratiquent donc leur art gratuitement, juste pour avoir le droit à la reconnaissance de la cité et de ses habitants.
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